L’horlogerie cherche à produire autrement

Depuis plusieurs mois, une forte volonté de recrutement dans la R&D industrielle a été observée sur Job Watch. En tout cas, c’est ce que révèle le deuxième baromètre de l’emploi horloger. Une révélation publiée par « Le Temps » en collaboration avec le site d’annonces. Sachant que, depuis environ dix-huit mois, les exportations horlogères repartent à la hausse. En avril, la progression atteint 14% sur un an.

Pourquoi cette forte volonté de recrutement ?

Au fil des mois les perspectives s’améliorent pour les horlogères. Et cela se voit aussi dans la volonté d’embauche chez les marques que chez leurs sous-traitants. Les offres d’emploi ont subi une hausse progressive depuis les quatre premiers mois de l’année. Comme preuve, le site neuchâtelois Jobwatch.ch spécialisé dans l’horlogerie et la micromécanique a publié près de 415 annonces. Durant le seul mois d’Avril, 230 nouvelles offres ont été annoncées. C’est 45 de plus qu’il y a six mois. D’ailleurs, l’industrie de l’horlogerie a enregistré un chiffre d’affaires deux fois plus élevé qu’il y a deux ans. En effet, l’industrie suisse de la montre était au creux de la vague. Comme solution, les entreprises songeaient davantage à réduire leurs effectifs qu’à les étoffer.

Caractéristiques des offres proposées sur Job Watch 

Le détail des annonces publiées sur Job Watch démontre une réelle volonté d’investir dans la recherche et le développement (R&D). Il s’agirait surtout d’un besoin d’amélioration des chaînes de production. La hausse des besoins concerne presque tous les types de métiers (dessin, laboratoire, technique, ingénierie électronique… Mais depuis un an, les équipes actives dans la fabrication et l’industrialisation sont les plus demandeuses de compétences. Le nombre d’offres dans ces domaines a triplé, passant de 18 à 55. Les annonces pour le développement et la construction de machines sont aussi en progression. Bien que dans des proportions moins élevées.